Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Pensées libres...

Pensées libres...

 

Faire la guerre au Mali, Pour quoi? Pour qui?

Néocolonialisme et Internationalisme

Lire la suite

 

Sortir de l'Euro? Vraiment?

Contre argumentaire de gauche face à une proposition phare du Front National

Lire la suite

 

Quelles solutions pour améliorer la compétitivité française sans sacrifier les hommes et la planète ?

Compétitivité européenne, Europe et Justice sociale

Lire la suite

 

Reviens Jean Jacques ! (ils sont devenus fous !)

Crise, finance, individualisme et contrat social

Lire la suite

 

La Justice Sociale: La démocratie en question

Comment donner le pouvoir à tous, justement?

Lire la suite

 

Un étendard pour faire gagner la Gauche

Vers l’instauration d’un salaire maximal pour les dirigeants des entreprises

Lire la suite

 

La Justice Sociale: L'égalité en question

De l'antique au moderne: comment être égaux?

Lire la suite

 

Milgram et le devoir d’humanité

Singulière initiative sur France 2, la chaîne publique a en effet diffusé un faux jeu télévisé, le jeu de la mort, suivi d’un documentaire reprenant les célèbres recherches du psychologue social Stanley Milgram. La démarche, tant elle est rare sur cette plage horaire, le sacro-saint prime time, mérite d’être saluée pour ce qu’elle est : un authentique geste de pédagogie citoyenne.

Les travaux de Stanley Milgram ont apporté un éclairage décisif sur les mécanismes de soumission à l’autorité. Par le biais d’une expérience, devenue célèbre dans le monde entier, il entendait expliquer comment un individu isolé, soumis à une autorité qu’il juge légitime, pouvait en venir à appliquer des directives abjectes, contraires à la morale la plus élémentaire.

L’émission diffusée le 17 mars 2010 ne faisait que transposer l’expérience de Milgram au monde de la télé-réalité.

Le dispositif de l’expérience est assez simple : un individu Y (un comédien en réalité) doit mémoriser une liste de mots dans le cadre d’une situation fictive (expérience scientifique sur le fonctionnement de la mémoire chez Milgram et jeu de télé-réalité sur France 2), le sujet X  de l’expérience est sous le contrôle d’une autorité qu’il juge légitime (les scientifiques et leurs blouses blanches ; le présentateur et le public) et doit infliger des décharges électriques de valeur croissante à chaque mauvaise réponse de Y. Les réactions du comédien vont, elles aussi, croissantes : aux simples sursautements du début, succèdent les cris, les supplications, puis enfin le silence.

Presque un demi-siècle sépare les premières expériences de Milgram du canular télévisuel diffusé sur France télévision, mais dans les deux cas les résultats sont terrifiants. Une écrasante majorité de candidats délivre la décharge maximale sensée être mortelle. La télé réalité peut donc demain organiser la mort d’un individu en direct en s’appuyant sur l’obéissance d’hommes et de femmes ordinaires.

A la vue des résultats, passés les frissons dans le dos, un constat s’impose : celui de la banalité du mal. Nous sommes fondamentalement des animaux obéissants, formatés pour obéir à des règles. Le mal réside dans cette capacité que nous avons à oublier notre libre-arbitre, à renoncer à un certain nombre de nos valeurs et à nous déresponsabiliser en devenant le simple agent d’exécution d’une autorité qui nous dépasse. C’est ce que Milgram théorisera sous le nom d’état agentique.

A la sortie de l’émission, c’est une grande tristesse qui prédomine. A ceux qui ont été jusqu’à la mise à mort, je voudrai dire que je ne les juge pas, tant il m’est difficile de dire si j’aurais été meilleur ou pire qu’un autre. Enfin à ceux qui ont craqué très tôt dans l’expérience, le groupe des « désobéissants », je voudrais leur dire que leur courage m’a ému, que c’est dans leurs yeux apeurés à l’idée de dire « non » que j’ai trouvé la plus belle preuve d’humanité. Pour ne pas avoir su dépasser le principe d’obéissance formelle, d’autres se seront transformés, le temps d’une émission, en bourreaux.

S’il faut donc garder une chose à l’esprit au sortir de cette émission, c’est qu’aucune autorité, quelle qu’elle soit, aussi légitime puisse-t-elle paraître, ne saurait un instant nous faire oublier notre devoir d’humanité. En ces temps troublés où la solidarité devient parfois un délit, puisse cette expérience nous le rappeler.

 

OGM Oh My God!

Des bonnes et des mauvaises raisons de se méfier des OGM

Lire la suite

 

Face au racisme d'Etat, que peut la Région?

Article pour les MJS Paris, écrit pendant la campagne des régionales

Lire la suite

 

Rêve d'école

Et si on repensait l'école?

Lire la suite

 

Libérez Clotilde Reiss

http://soutienaclotilde.wordpress.com/

Lire la suite

 

Le secrétariat d'Etat aux droits de l'homme est mort! vive le... rien?

Tubes des années 1970's, doctrine des droits de l'homme et libertés publiques...

Lire la suite

 

Les ogres de Barback

Musique, liberté et immigration

Lire la suite

 

La rage

Patience et longueur de temps font-ils vraiment mieux que force ni que rage? La rage, il n'est pas sage de l'avoir, mais comment faire autrement en ce moment?

Lire la suite